mardi 8 août 2017



Objetssion

Qui n'a pas un objet fétiche, un porte bonheur, un grigri ?
Cela peut-être un billet ou une pièce, un trèfle à 4 feuilles, un fer à cheval (pas pratique mais c'est vous qui voyez...), une mèche de cheveux (ça fait un peu serial-killer vous ne trouvez pas?) ou une toupie comme dans Inception Bref...quel qu’en soit la forme on l'a toujours sur soit.
C'est cette petite chose qui vous rassures, qui vous réconfortes dans les moments de stress. Vous aides a vous détendre.
La différence entre vous et moi, c'est que contrairement à vous...et bien moi j'en ai plein.
Mais avant de vous parler un peu plus de moi je baisse la lumière d'une caresse sur le variateur halogène.
Une ambiance tamisé est plus approprié pour une confession intime ne trouvez vous pas ?
PAF!
Elle a éclaté. Tant pis pour l'ambiance...je vais devoir la faire courte. Je savais bien que j'aurais dut prendre une ampoule LED.

Fini de tourner autour du pot, il ne me reste que peu de temps et c'est quelques mots à taper sur mon ordinateur en guise d'explication.
Si on voit ce qui m'arrive d'un point de vue médical (je parle de ça après mon autopsie), je n'ai pas d'antécédent familiaux, sauf ma tante et sa collection d'éléphant en porcelaine.
A ce propos je me suis toujours demandée s'il fallait y voir là un symbole phallique?
Désolé je fais ma psy là, j'ai cette tendance à etre un peu trop boulot boulot parfois.
Ou mon petit frère et sa collection de bille quand nous étions enfant peut être?
Tout est lié à l'enfance et l'adolescence c'est ce que dit la psychanalyse.
Selon Freud votre comportement se réfère à votre sexualité infantile.
Ce qui explique en partie pourquoi j'ai un petit faible pour les ballons, avec toutes ces formes, ces courbes, ces couleurs, cette chaleur qu'ils dégagent.
J'aime me frotter dessus, jusqu’à ce qu'ils éclatent et que nous implosions ensemble. Vous l'aurez compris, mon jeux favori enfant était la piscine à balles multicolores.
Voila, c'est dit je suis une femme à objet et non "femme objet" attention!
Et détrompez-vous, je ne suis ni vénale, ni matérialiste, simplement objectophile.

Sur ma table de chevet vous ne trouverez pas "cinquante nuance de gris" mais juste quelques livres de design et un catalogue pour une boutique d'ameublement.
Quand je vais y faire du shopping, j'adore me promener sans culotte dans les rayons.
Choqués ? Dites vous que certain se tape bien des moutons ou se font lécher par leurs chiens.
Je ne vais pas m'étendre sur la zoophilie, de une parce que je ne le suis pas et de deux parce que le vrai sujet de ma confession est L'anthropomorphisme.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est l'anthropomorphisme, c'est la tendance que l'homme a de prêter des traits humains à des objets ou des animaux.
Après tout on fait bien l'inverse aussi, certains homme sont de vrais porcs et certaine femmes de vraies chiennes.
Quant à moi, je ne fait de mal à personnes et je ne maltraite même pas mes objets.
Pas comme ce Jimmy Hendrix qui brulait ses guitares...je ne vous parles même pas de Kurt Cobain.
Je ne sais pas vous mais moi j’appelle ça des violences conjugale. Tout ça parce qu’ils étaient mal accordé, vous vous rendez compte?

Ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est qu'une question de point de vue.
Si vous allez à une expos de Jeff Koons, vous y verrez un sapin de noël déguisé en sextoy...à moins que ce ne soit l'inverse ?
Dans un sens les amateurs d'art sont tous objectophile.
Tout comme les collectionneurs en tout genre.
Maintenant vous comprenez mieux pourquoi certain hommes préfèrent leurs voitures à leur femmes.

Tout ça pour dire que je n'essaie pas là de vous convaincre d'adopter ma sexualité ou de son bien fondé mais si seulement tout le monde avaient été un peu plus tolérant envers moi, je n'en serais peut être pas là.
A être incapable d'assumer, a me sentir tellement rejeté que je préfère m'attacher à des objets.
Vous savez pourquoi tellement de gens voient des psy ?
Parce qu’ils ont tout simplement peur du jugement d’autrui.
Mais si ça peut vous faire sentir moins seuls, sachez que les psy eux même sont obligés de consulter.
Nous sommes tous névrosés.
Ce métier est une revanche sournoise, ce n'est pas pour vous guérir, je ne me considère pas comme membre du corps médical, c'est par pur voyeurisme voila tout.
Vous n'imaginez pas combien il est rassurant de constater que d'autres personnes, vos patients en ce qui me concerne, ont des problemes biens plus pires que les votres.

Et puis de nos jours, tout est filmé, tout est moqué, relayé sur la place publique.
Les forums internet, sont devenus les ruelles sombres qui accueillent les rébus, les déviants. Fétichiste en tout genre.
Je savais pertinemment que c’était dangereux quand je me suis inséré cette lampe halogène dans les fesses.
Bien entendu que mes parents m'ont déjà dit de ne pas jouer avec la lumiere.
Que voulez vous, c'est comme ça, on ne choisit pas de qui ou de quoi on tombe amoureux.
Tenez, il y a quelques temps de ça, j'ai connus quelqu'un qui était attiré par une ruche d'abeille.
Ce qui prête a sourire, c'est qu'une abeille va mourir en plantant son dard tout comme lui dans le nid.
L'image dans l'image, la duplication psychédélique, kaleidoscopique.
Tout bien considéré j'aurais pus aussi bien mourir sous les coups d'un homme violent, ou le cœur brisé comme cette ampoule dans mon anus.
Je sais ce que vous vous dites, une ampoule, qu'elle drôle d'idée!
Dans les dessins animés c'est le symbole qui est utilisé pour illustrer une bonne idée.
Alors que de moi on dira que j'avais les deux fils qui se touchent. Que je n'étais pas une lumière, ni même une tête d'ampoule a ce tarif là.

La vérité ce n'est pas que je peux très facilement rire de la situation, mais je le vis mal si les autres le font de moi.
C'est comme ça.
Et sincerement je ne suis pas sur de pouvoir supporter sa déchéance, l'obsolescence programmé de mon objet.
Vivre une vie ou je vois périr chacun de mes amants, me donnant l'impression d’être bicentenaire.
Enchainant des relations ephemeres sans jamais m'attacher, devant se séparer au moindre disfonctionnement, ne pouvant rien reparer et n'ayant d'autres choix que de remplacer l'autre continuellement.
Je préfère de loin, agoniser dans mon propre sang que de devoir survivre dans la honte ou ce deuil sempiternel.
Au moins dans la mort, qui est selon ma conception l'absence de tout, le neant est immatériel.

Partout autours de moi, les lumières de la ville s'éteigne doucement, les unes après les autres.
Celle présente dans mon ventre semblable à une veilleuse pour chambre d'enfant, commence à faiblir.
La lueur rougeatre disparait soudainement comme l'ont souffle la flamme d'une bougie.

dimanche 16 juillet 2017



 Forme Olympique


Dans les vestiaires, l'heure est à la concentration.
C'est un jour un peu particulier pour ces athlètes particulier.
Après toute cette préparation, tous ces efforts, parfois des sacrifices pour certains...tout se joue aujourd’hui : les J.O paralympiques d'été.
Il fait très chaud aujourd’hui, nous avons dépassé les 40 degrés et l'enceinte du stade en aluminium fait office de cocotte minute.
A l’abri des regards mais surtout de toute médiatisation chacun se met en condition avec son entraîneur.
Un membre du staff technique Allemand lui se penche sur la mécanique, il vérifie les rayons de chaque roues du fauteuil, la pression des pneus.
Est-il nécessaire de préciser que ce fauteuil roulant à spécialement été conçu par une marque automobile : volkswagen.
Après tout la firme du peuple fabrique bien des voitures de courses et pour soutenir la comparaison avec la F1 il ne manque au fauteuil que les commandes au volant.
Si seulement...

L’athlète qui représente la délégation Américaine quant à lui, semble concentré sur sa course à venir.
Il murmure une prière et jette un regard admiratif à la photo de Neil Armstrong qu'il porte en pendentif autour de son cou.
A juste titre il se dit que comme lui il pourrait devenir un héros.
Rappelez vous que le célèbre coureur cycliste Amstrong n'avait pas vraiment connu la gloire avant son cancer.
Cyniquement on pourrait penser que la maladie a un impact médiatique et naïvement le sportif handicapé rêve de consécration.
Il semble ignorer que cela ne concerne que les valides, comme l’accès à certain bâtiment.
Dans les faits, si vous guérissez et parvenez à l'impossible on vous admire si c'est incurable on vous ignore ou presque...
A moins que vous ne tuez votre compagne avec un fusil à la mode Pistorius et encore que même là, ce ne sont pas vos performances qui feront la une.
Et pourtant la finale du 1.500m malvoyant a été plus rapide que celle des "valides" cette année.
Tout cela ne marche que dans un seul sens mais comme on dit "la roue tourne".

Habituellement, l'exploit sportif d'un athlète "normal" est salué et félicité, pouvant même être décoré par la légion d'honneur mais aussi décrié par l'opinion public en fonction de son salaire si l'on prend l'exemple des footballeurs.
En France on appelle ça le revers de la médaille.
Imaginez maintenant les attentes et espoirs des para-athlètes en cas de retour victorieux.
Un accueil triomphal par la classe politique, défilant sur le toit d'un bus sur les champs Élysées en saluant la foule, la reconnaissance de leur nation toute entière.
Rien de tout cela n'arrivera.
Pas même que la maigre compensation salariale qu'ils touchent ne leurs permet de vivre de cette seule activité.
Ils ont beau avoir les mêmes primes au podium ils n'ont pas les mêmes sponsors.
Et ça se comprends personnes n'as envie de porter des Geox.
Si toutefois cela venais à se réaliser, tout le monde les admireraient mais personnes ne voudrais leurs ressembler.

Tandis que l'américain songe à l’hypothétique victoire et à la place qu'il choisirait pour exposer ses futurs trophées chez lui, son médecin, lui, peine à trouver un endroit discret pour son injection d'E.P.O.
On est loin des valeurs promulgué par l'esprit sportif comme le dépassement de soit.
La compétition est pour eux l'occasion de démontrer leurs potentiels et non leurs limites jusqu'à même mettre en danger leur propres santé.

Comme c'est le cas du concurrent Australien, qui ne cesse de boire à outrance.
Ainsi l’athlète paralysé des membres inférieurs bloque l'évacuation du cathéter de sa sonde urinaire afin de distendre sa vessie, et ainsi crée une réplétion de celle-ci, en d'autres termes il se provoque une infection urinaire.
La concurrence est rude, chacun y va de sa technique.

Le Thaïlandais - ancien boxeur professionnel victime d'un malencontreux accident de moto alors qu'il était en passe de devenir le nouveau numéro un mondial de muai thaï - lui, se fracture volontairement les doigts de pieds, un après l'autre.

Quant à l’athlète Mexicain, crains certainement ce qui l'attend a son retour du pays si il ne paye pas le cartel.
Alors il préfère prendre les devants en se sanglant très fortement les jambes et s'infligeant des chocs électrique à l'aide d'un taser.

Le dossard 453, l’athlète Canadien, fini de se préparer dans les toilettes en se passant du spray réfrigérant sur ses appareils génitaux.
Et comme cela ne semble pas suffire alors il se tord les testicules jusqu'à se qu'elles s’écrasent et ressemblent ainsi à des ampoules incandescentes.

Mais dans quel but s'infliger tout ça? Vous demandez-vous.
En se torturant ainsi comme des fakirs paraplégiques du sport ils s'élèvent à un autre niveau.
Bien qu'ils ne ressentent pas la douleur sur leurs membres inférieur - ils sont dans l'incapacité de bouger tout se qui se trouve en dessous de leurs ceinture y compris le petit orteil - à cause des lésions à la moelle épinière, leurs mutilations provoquent quand même une décharge d'adrénaline.
C'est l'hyperflexivité de l'organisme, un réflexe d'autodéfense physiologique qui fait augmenter la pression artérielle et la fréquence cardiaque.
La méthode s'apparentant à de recongélation décrite ici s'appelle le "boosting" en amenant à une surexcitation l’athlète paraplégique elle diminue sa sensation d'effort, accroît ses capacités, et améliore ses chronos.
Dans les chiffres cela se traduit par une augmentation des performances allant de 5 à 15%.

Tout le monde prend place sur la piste pour cette finale du 1500m Fauteuil Homme de la catégorie T54.
Petit rappel pour les non connaisseurs : la lettre "T" désigne le sport et le chiffre "54" pour la gravité de l'handicap (plus le chiffre est petit, plus le handicap est important).
A savoir que cette catégorie ne concerne que les paraplégiques jouissant pleinement de leurs mobilités des membres supérieur.

Quand on regarde cette grille de départ, on pourrait légitimement s'attendre a ce qu'il y est plus de mutilés victimes des mines antipersonnelles et pourtant seule la Thaïlande est présente.
Ni l'Afghanistan, ni l'Angola et l'Azerbaïdjan, pas même la Bosnie-Herzégovine, le Cambodge, ou encore le Tchad, non rien de tout ces pays ne sont présent.
Aussi, vous ne verrez pas d'équipe Russe sur les starting-block, celle ci à été exclus de la compétition pour dopage.

PAN!!!!! C'est parti! la course est lancé!
A les voir se battre avec leurs bras aux musculatures sur-dévelopées par rapport à leurs membres inférieurs on croirait voir une course de chariot moderne dans l’arène, un remake de Ben Hur.
L'allemand démarre en trombe a croire qu'il a un compte tour, il se dit même qu'a l’entraînement il lui arrives parfois de dépasser les 35km!
En réalité il est simplement plus léger avec son fauteuil hyper aérodynamique au châssis à poutre montante tout aluminium et ses deux roues à disques en carbone légèrement inclinées.
Malgré toutes cette technologie le germanique perd vite son avance, rapidement talonné par les thaïlandais, australien, mexicain et canadien aux pupilles dilatés.

A partir des 800 mètres le rythme se pose.
Tout les concurrents ont ralenti leurs cadences sauf un qui étrangement se maintient sans mal : le japonais.
Mieux que ça, il remonte tous ses adversaires en douceur, sans forcer grâce à cette petite barrette métallique fixée à ses roues par son staff.
Une nanotechnologie de pointe agissant comme une assistance électrique. Un régulateur de vitesse permettant de garde une allure constante.
Le petit coup de pouce qui au bon moment fait toute la différence.
Aussi, il affiche une mine impassible, ne laissant transparaître aucun signe de difficulté, ne laissant transpirer aucune goutte de sueur, tel un robot.
Une machine inarrêtable digne de concourir au Cybathlon!
Et pourtant...la présence d'un simple cailloux sur la piste suffis a faire l'effet d'un grain de sable dans un engrenage envoyant le nippon hors de la piste.

Au français jusqu'alors distancé largement par le japonais, de prendre la tête sur les derniers 100m.
Ce premier (il n'est pas dernier) jette un rapide coup d’œil périphérique pour évaluer les chances de la concurrence avant d’accélérer pour le sprint final.
La ligne d'arrivée franchit sous les flashs des photographes, une pluie de micro s'abattant sur le champion Français pour recueillir ses impressions.
Vantard il lâche "pour être franc ce na pas été si dur que ça. J'ai largement dominé. Et puis entre vous et moi, ils ne m'arrivent pas a la cheville" penché vers l'avant pour designer du doigt la zone dénommé en bougeant les pieds sur le rythme de la musique de célébration.

Devant les cameras, lorsqu'un journaliste interroge le médecin Français au sujet du dopage, celui-ci s'agace : "c'est de la mythologie, il n'y a jamais eu de boosting!"

samedi 24 juin 2017

Mari est femme

 Cela fait des années maintenant que les services sanitaires constatent une hausse importante de résidus d'œstrogènes dans les eaux naturels et de villes.
Elles proviennent de l'élimination par les urines et selles humaines et animales des hormones naturelles mais aussi des hormones de synthèse présente dans les médicaments, pilule contraceptive, ainsi que des industries chimique, pharmaceutique et agroalimentaire intensive.
Bien que ces dernières soient traitées via différent procédés d'épuration et de filtration cela ne suffit pas à éliminer la contamination de ces dangereuses molécules.
Oui, car les œstrogènes, ces hormones sexuelles, jouent le rôle de perturbateurs endocrinien.
Depuis 2002, on connait le risque que font courir les œstrogènes à l’environnement : ils sont responsables d’une féminisation massive des poissons sauvages ,notamment  dans la Seine.
Mais en plus de perturber gravement l’écosystème aquatique, ces molécules agissent directement sur la santé en générant des tumeurs, cancers du sein ou de la prostate, problèmes de fertilité.


"N'importe quoi! Qu'est ce qu'il faut pas entendre!
Si tu les écoutes à la télé, on va tous finir PD comme eux!" dit il la bouche à moitié pleine, tapant du point sur la table.
Une fois avalé ce qu'il vient de mâcher, il tend son verre en direction de l'écran et bois d'une traite son grand verre d'eau en s'écriant "Aux hormones!"
En se levant, Ludovic manque de faire tomber sa chaise et s'enferme dans les toilettes pour son habituel rituel avant de partir travailler : faire la grosse commission en feuilletant playboy.
Pestant toujours à travers la porte alors que le reportage est fini et après que le présentateur soit passé à une autre rubrique.

Arrivé au boulot, il salut ses collègues, une fois changé en tenue de travail : c'est café, prise de consignes et départ en patrouille.
Les rues sont calmes comme les ondes radios, aucune mission à l'horizon alors ils décident avec son équipage de faire un contrôle routier.
Bien sur, un dimanche matin il y a peu d'infraction à relevé car il y a peu de véhicule qui circule.
En manque d’adrénaline et en proie à l'ennuie, ils se défient les uns les autres.
C'est à celui qui récupérera le plus de numéros ou celui de la plus jolie.
Pour se faire, ils interpellent de préférence les petites voitures citadines souvent occupé par de jeunes demoiselles.
Sylvain, le moins gradé du trinômes arrête une Mini-Cooper noire avec à son volant une jolie rousse.
Bien sur, les remarques sexuelles déplacés fusent après le départ de la jeune femme et c'est au tour d'Alexandre de choisir une voiture.
Cette fois c'est une Twingo jaune qui se fait arrêter sur le bas coté, conduite par une superbe métisse au large sourire.
Et enfin la dernière voiture, c'est celle que Ludovic doit choisir.
Il faut dire qu'il prend bien son temps pour cela, laisse quelques véhicules passer jusqu'à avoir le coup de cœur. On pourrait considérer cela comme un dérivé de l'instinct policier ou du chasseur.
De loin il l'a remarque, la smart rose aux vitres teinté reflet argenté et il le sais, c'est elle qui va choisir, ça ne peut en être autrement.
Cependant la question demeure quel type de bimbo se trouve la dedans, une blonde? Une brune? Rousse? Latina? Asiatique? Nordique? Africaine ? Orientale?
Arrivé à hauteur de Ludovic, la fenêtre coté conducteur s'abaisse automatiquement et c'est un homme efféminé qui apparait, saluant de la main les deux autres agents dans le camion de police.
"Bonjour Monsieur l'agent, allez y contrôlez tout ce que vous voulez!" dit l'automobiliste d'un voix fluette avec cet accent ridicule international qui contribue au cliché homosexuel.
Stupéfait et tentant de contenir sa déception le gardien de la paix coupe court au contrôle et aide la smart à se réinsérer dans le flux de circulation sans s'attarder.

Et c'est en reprenant la route en direction du commissariat qu'ils tombent sur une foule et un cortège de char qui remontent l'avenue en musique.
Sur les pancartes brandit par les manifestant on peut y lire des slogans pro LGBT et y voir des hommes embrasser des hommes et des femmes embrasser des femmes défilant fièrement mains dans la mains.
"En ce moment j'ai l'impression que c'est tout les jours la gay pride!"

Après le service, Ludo et ses "collègues" se retrouvent régulièrement autours de quelques bières.
Pour sa femme il fait du rabiot à cause d'un accident survenu à la fin de sa vacation, c'est l'excuse qu'il lui servira au téléphone pendant qu'elle sera seule avec leurs deux enfants pour le repas.
Son téléphone dans la poche, il appelle sans le vouloir le dernier numéros composé, celui de sa femme.
Alors que cette dernière est en train de coucher les enfant en leur lisant une histoire, la sonnerie de son portable retentit.
Paniqué par cet appel tardif, inhabituel et anxiogène, elle prête une oreille attentive quoique indiscrète a ce qu'elle parvient à discerner par dessus la musique et n'osant pas raccrocher elle écoute la discussion de son mari avec ses collègues de travail.
"Pas mal du tout ce bar"
"Ouai en plus y a de la chatte, j'aurais pas cru ça ici!"
"Et ouai mon pote!" Fait ludo en passant un bras autours des épaules de Sébastien.
Je suis certain que vous vous demandez ce que font des hétéros 100% pur bœuf dans un établissement gay-friendly?
Il sont là tout simplement parce qu'ils savent que les plus jolies filles aiment venir danser et s'amuser dans ce genre d'endroit sans crainte de se faire aborder toute la soirée par des gros lourds avinés.
"Bon on commande quoi? Whisky coca les gars?" dit Alban alors que la serveuse s'approche d'eux, ses 3 amis acquiesçant d'un hochement de tête.
La barmaid sers les verres, les déposent sur le bar et encaisse le billet que lui tend Alban.
Pendant que cette dernière cherche l'appoint dans le tiroir caisse, Ludo Alban Sébastien et Alex trinque et reluquent les fesses de la jeune femme.
"Elle a un sacré cul celle-là!" s'esclaffe un peu trop fort Ludo sans se rendant compte que la serveuse s'est retourné et l'a entendu.
Tout comme sa femme à travers la poche ou est rangé son téléphone.
"Regarde derrière toi Ludo, t'as une grande blonde qui te matte à l'autre bout du comptoir." dit Alban en ramassant sa monnaie sans que les 3 autres ne puissent s’empêcher de se retourner vers la jeune femme.
Lentement notre Don Juan pivote, lance un sourire charmeur à destination de la jeune femme blonde, aux atouts quasi apparent sous sa robe moulante rose.
Elle continue de le dévisager en sirotant son cocktail, jouant de ses grosses lèvres pulpeuse sur la paille puis s'avance pour pauser son verre.
Arrivé à sa hauteur elle lui adresse un clin d’œil puis continue de marcher en direction de l'escalier en colimaçon menant aux toilettes.
"On peut pas dire qu'elle a froid aux yeux celle là!"
"Tu devrais la rejoindre mec!"
"Ah bon, tu crois?"
Ni une ni deux, il vide son verre cul sec, essuie sa bouche du revers de sa main, réajuste son col de chemise et emboite le pas sur la jeune femme.
A sa grande surprise il l'a voit entrer dans les toilettes réservés aux hommes du moins c'est qu'il en déduit en voyant la porte revenir au point de fermeture.
Il jette un œil du coté des pissotières mais ne voit personne, puis il se dirige au fond vers les cabines.
En dessous de la porte il voit les talons rose assorti à la robe dépasser, tape à sa porte et rentre dans la cabine adjacente.
Là, il voit un trou dans la cloison qui les sépare duquel il aperçoit une bouche de l'autre coté, un gloryhole.
Sans trop d'hésitation - pour ainsi dire aucune - il défait sa ceinture, baisse son pantalon et glisse sa bite dans l'ouverture.
Les va et vient humide dans cette caverne mystérieuse semble satisfaire notre père de famille qui se laisse aller à penser à voix haute.
"Je crois que c'est la meilleure pipe qu'on m'ai jamais faite!" s'esclaffe-t-il avant de lâcher la sauce dans la bouche mystère.
A elle de répondre d'une voix grave mal dissimulée :"A toi maintenant mon chéri!"

Chancelant, s'appuyant contre les murs afin de ne pas perdre l'équilibre il se fraye un chemin jusqu'à sa porte d'entrée puis au toilette à la lueur de son téléphone, tout ça pour ne pas réveiller sa famille.
Pisser et vomir, évacuer l'alcool par tout les moyens.
Au matin il se réveille la bouche pâteuse, l'haleine encore alcoolisé des vapeurs de la veille.
D'un regard il balaye la pièce, tout est sans dessus dessous.
Quelques questions émergent alors dans son esprit : Qu'est ce que c'est que ce bordel?
Comment suis je rentrer?
Ou est à ma femme et les enfants?
Et pourquoi y a plein de saut, assiette, pinte, mug rempli de vomit un peu partout dans la maison?
Tout cela lui donne un mal de crane a moins que ce soit les effets secondaires de la cuite.
Il se sers un verre d'eau qu'il bois d'une traite, puis un deuxième et c'est en cherchant un flacon d'aspirine dans la cuisine qu'il tombe sur une enveloppe à son nom.
A l’intérieur une lettre de sa femme qui lui dit qu'elle le quitte et qu'elle est chez ses parents avec les enfants.
Les larmes commencent à lui monter quand il se rend compte qu'il va être en retard au travail.
Ni une ni deux, il se prépare et pars.

Au boulot, il a dut mal a cacher sa peine et fait passer ça sur le compte de la gueule de bois.
Lors d'un contrôle routier comme à son habitude il arrête une voiture à midinette jusque là rien d'anormal mais c'est au moment ou il demande à la conductrice de lui remettre les papiers du véhicule que sa voix se met même à muer.
Sans voix, submergé par ses sentiments, il toussote dans sa main et fait signe à la contrevenante de reprendre sa route.
Troublé, fiévreux, il ne se sent pas dans son état normal et demande à quitter le boulot plus tôt.
De retour chez lui, sa maison toujours aussi vide, une odeur nauséabonde de vomis imprègne les lieux.
Ludovic se retrousse les manches pour nettoyer tout ça, pas facile pour lui qui se contentait jusqu'à maintenant de mettre les pieds sous la table en rentrant de sa journée de travail.
Ménage, vaisselle, repassage, il frotte, lave, récure et se rends bien compte qu'entretenir une maison tiens de tout sauf d'une pédicure!
Épuisé, il se fait couler un bain moussant. Il n'y a rien de plus relaxant et de mieux pour méditer.
"C'est elle qui reviendra!!!Hors de question que je me rabaisse à faire le premier pas!" pense-t-il en voyant son peignoir sur le porte serviette trop loin pour qu'il ne puisse l'atteindre sans tout tremper sur son passage.
Une fois sec, il se pose en peignoir sur le canapé télécommande en main, zappe les chaines sans même parfois les regarder.
"Tiens un bon match de foot! Voila ce qu'il me faut!" pense t il a voix haute.
Ce soir, la finale de la coupe de France de football oppose une petite équipe amateur de CFA et un géant de la ligue 1.
Et l'on voit bien que l'effort collectif peut parfois vaincre l'argent, poussé par son public, par la foi, l'esprit sportif.
De tout ça Ludo s'en fout, lui, tout ce qui l’intéresse c'est de voir d'un œil moqueur la branlée du siècle, le score dépasser la décimal, le malheur des autres pour sa plus grande joie mais ce match ne se déroule pas selon ses attentes.
Le petit poucet comme on le surnomme dans la compétition résiste tout le match, les joueurs amateurs se donnent à 1000% et ça se voit.
Chaque ballons perdu est une occasion donnée à l'adversaire, chaque duel gagné est une possible opportunité de marquer.
Et l’impassible finit par se produire, alors que tout le monde les donnaient perdant il ouvre le score à 10 minutes de la fin du temps réglementaire.
Le public exulte, les commentateurs sportifs en perdent leurs mots, épuisent leurs superlatifs.
Rarement on a pu assister à une telle démonstration de volonté récompenser de la sorte et tout cela n'échappe pas à la sensibilité de notre homme.
Et lorsque les joueurs amateurs victorieux soulève la coupe dans une explosion de joie, ludo ne peut s’empêcher de verser une petite larme. C'est plus fort que lui.
Pour se changer les idées, il zappe, encore et encore.
Habituellement, à une heure aussi tardive que celle là, alors que sa femme est endormi profondément, Ludo change de chaine pour regarder les programmes de deuxième partie de soirée, autrement dit les films pour adulte.
Seulement voila, ce soir il ne trouve rien hormis une émission de télémarketing ou une robe de marié est vanté à l'achat.
Pris d'un haut le cœur, il renifle un instant, respire profondément pour reprendre ses esprits, appuie sur la télécommande et tombe sur une comédie romantique nunuche.
Et là quand il entend la musique monté accentué par le léger mouvement de camera qui caractérise l'incontournable scène du baiser du film, Ludo tout mâle musclé et testostérone qu'il est, succombe, éclate en sanglot perdant tout contrôle sur ses émotions.
Submergé de sentiments il se saisi de son téléphone portable.
"Comment vais je reconquérir ma femme? Je fais quoi moi? Je lui écrit? Je vais la voir? Je la laisse réfléchir?" s'interroge-t-il en écrivant puis effaçant le texte du SMS qu'il voulait envoyer à sa femme.
Il se lève pour prendre le paquet de mouchoirs qui trainait sur la table, attrape la couverture et la boite de chocolat puis se goinfre emmitouflé devant la tv.

Au beau milieu de la nuit Ludovic se fait réveiller par sa vessie.
Et c'est le plus naturellement du monde qu'il s'assoit sur la cuvette et commence à lire un magazine Féminin ("Elle" ou "femme actuelle") là ou habituellement pendant la grosse commission ce dernier feuillette Playboy (ou "Lui").
Lui, justement, qui est plutôt le genre d'homme à se définir comme étant un mâle"Alpha", revendiquant fièrement son droit de pisser debout, son devoir d'honorer ce privilège en somme.
Cela fait longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi détendu, personne pour lui rappeler de faire attention à son jet ou de rabattre la cuvette après son passage, pas de gosses pour taper à la porte des toilettes ou éteindre la lumière en appuyant sur l’interrupteur qui se trouve à l'extérieur.
Un vrai moment de relaxation, à l’abri du monde extérieur c'est ce qu'il ressentait jusqu'à ce qu'il soit pris de crampe abdominale, contraction spasmodique musculaire aiguë qui l'enserre comme le ferait un corset ou un étau.
Rapidement les larmes lui montent aux yeux, ses mains se crispent sur le journal, froisse le papier glacé et quand il descend son regard vers son entre jambe il aperçoit en contre bas de la cuvette des taches de sang coagulés qui se diluent dans l'eau et l'urine.
Une fois la stupéfaction passé c'est la panique totale! Il s'essuie, puis cherche dans l'armoire à pharmacie, des serviettes hygiénique sans parvenir à en trouver.
Enrobant son pénis de compresse et de sparadrap, il se fabrique un pansement de fortune, enfile un pantalon de jogging et prend sa voiture direction l’hôpital.
Arrivé aux urgences, il va pour se présenter à l'accueil et c'est en asseyant qu'il remarque que tout autours de lui ce ne sont que des hommes souffrant des mêmes symptômes que lui qui attendent dans le hall d’être pris en charge.
Ces congénères mâle de tout ages, toutes professions et confessions qui pleurent dans cette grande pièce vitré et aseptisé.
Pour Ludo si c'était un tableau de Gustave Doré qui se déroule sous ses yeux celui-ci serait intitulé "le début de la fin de l'humanité".
C'est une scène biblique à laquelle assiste, allant bien au delà de son imaginaire et plus apocalyptique qu'une pluie de sauterelle selon sa sensibilité.
Après des heures et des heures d'attente douloureuse un médecin le reçois enfin, l’ausculte rapidement puis lui propose un remède qui le met hors de lui.
"Non mais vous vous foutez de moi?! Je pisse du sang par la bite et vous me proposer un putain de Spasfon! Sérieusement?!"
Ludo arrache la boite de médicament des mains du médecin et quitte furieusement les lieux.

Le gros de la crise est passé, il n'a même plus d'écoulement, plus de trace de sang dans son protège slip.
A ce propos l’appellation "protège slip" prend désormais tout son sens.
Maintenant qu'il se sent mieux, il décide de rendre visite à sa belle famille pour voir ses enfants et éventuellement rétablir un contact avec sa femme.
En sonnant, il hésite presque à rebrousser chemins et puis la porte s'ouvre.
C'est Elsa, sa grande fille, visiblement heureuse de le revoir qui l'accueille et l'invite à rentrer.
Dans le salon, Martial, son petit garçon qui joue avec une poupée Barbie de sa petite sœur.
Ludovic appelle son fils qui se retourne le visage entièrement maquillé et se jette dans les bras de son père ô combien mal-alaise.
"Ou est votre mère?" demande t-il à ses enfants en leurs caressant la tête.
"En haut, je crois" réponds t elle en désignant l'étage du doigt.
Notre père de famille monte les escaliers, remarque la porte de la salle de bain entrouverte et s'avance vers elle.
Par un habile jeux de réflexion dans les miroirs il aperçoit une silhouette grotesque en sous vêtement, il reconnait cette lingerie, celle qui l'a offert à sa femme pour la St Valentin.
Et au moment ou il va pour s'approcher il croise sa femme qui sort d'une chambre adjacente.
"Papa tu as fini avec la salle de bain?" demande t elle en portant la voix.
"Oui...une seconde...n'entre pas, je me rhabille!" répond-t-il un peu affolé dans la précipitation.
Pour parer à la sensation de surprise de sa femme notre policier engage la conversation le premier :"Bonjour, c'est la petite qui m'a dit que tu étais en haut"
"Bonjour...oui, mais que fait tu là Ludovic?" dit-elle sur un ton contrarié, hésitant entre le mécontentement et la joie.
Un peu désarmé, il baisse les yeux de gène, regarde le bouquet de fleur qu'il a dans les mains et rebondit sur cette idée : "Je passais voir si vous alliez bien et je voulais t'inviter à diner..." bredouille-t-il timidement.
Elle prend le bouquet et lui répond "on verra" dans une expression se voulant aussi neutre que possible.

Sans trop de suspense sa femme le rappelle le soir même et lui annonce qu'elle accepte de passer la soirée du lendemain avec lui.
Une fois raccroché, Ludo laisse exploser sa joie en un petite pas de danse victorieux.
Rapidement, celui-ci est submergé par des questions comme "Que va t-il pouvoir lui cuisiner? Ou plutôt l'amener au restaurant? Que devrait-il porter comme vêtement? Habillé ou décontracté? Doit je m'épiler le dos et le sexe ? Les poils de nez et des oreilles?"
En se coiffant, les mains tremblotantes comme un ados avant un premier rendez-vous, il se prépare, se fait beau pour sa femme.
"Quelle sensation étrangement agréable" pense-t-il, ne parvenant pas à se souvenir l'avoir ressenti depuis ses 25 ans.
DING DONG fait la porte d'entrée.
"C'est elle, elle est là" continue le monologue intérieur, un dernier regard dans le miroir du sas d'entrée, une profonde inspiration pour notre homme avant de lui ouvrir.
Tout deux semblent très gênées non pas de se voir mais de savoir comment se dire bonjour et finalement sa femme s'avance pour lui déposer un baiser sur la joue.
"Installe toi, fait comme chez toi!" dit Ludovic à sa femme s'hasardant à un trait d'humour pendant qu'il dépose son manteau et son sac à main dans le placard.
"Je t'offre quelque chose à boire?" demande-t-il en passant la tête par l'encadrement de la porte de la cuisine.
"Oui, je veux bien merci." lui réponds elle en balançant sa chevelure de l'autre coté pour se recoiffer.
DRIIIIIIIIINNNNG fait le four, il se précipite dans la cuisine et constate a travers la vitre que le plat n'est pas encore cuit, il relance la minuterie.
Il revient dans le salon avec deux verres et une bouteille de vin rouge.
La discussion se déroule dans une ambiance chaleureuse, la gene de la rupture semble avoir totalement disparue et la complicité du couple retrouvé.
Petit à petit la bouteille se vide, la tension se relâche, regards et sourirent s’échangent, leurs visages se rapprochent pour s'embrasser quand l'alarme du détecteur de fumé retentit dans la pièce.
DRRRRRIIINNNNNNGGGG
"Mince! C'est en train de brulé!" s’écrit-il en accourant en direction du four.
Il se saisie d'un gant thermique et d'un torchon puis ouvre la porte vitré pour en sortir le plat en moulinant dans les airs pour évacuer la fumé.
Derrière lui, sa femme l'enserre par la taille, fais glisser ses doigts sous son pulls et viens coller son visage contre son épaule.
"Tu as changer de lessive ?"
"Non, j'ai mis une crème de corps."
Toute excitée par ce "nouveau lui" qu'elle redécouvre ce soir elle l'entraine par la main dans la chambre.
Là, entreprenante elle retire lascivement ses vêtements devant son mari puis tout en l'embrassant, elle le déshabille, lui aussi.
Elle commence d'abord par sa chemise, puis détache sa ceinture, fait glisser son pantalon et jette un regard coquin dans son caleçon.
Un instant passe où elle reste sans bouger, les yeux figés sur l'entrejambe de Ludo.
Parcouru par un frisson de panique, il regarde à son tour et constate que son sexe n'ai pas en érection, pire que tout celui-ci semble comme atrophié.
Son pénis a rétrécit à tel point qu'il passerait pour un gros clitoris, une tumeur, une étrange appendice.

C'est la dernière vague image qui lui revient en tête, après ça il ne se souvient de rien d'autre que l'agaçante sonnerie du réveil.
Le réveil est difficile - bouche pâteuse et regard embrumé - de ce cauchemars alcoolisé, un coma délirant marqué par un enchainement de situation aussi absurde que grotesque.
Il se lève de son lit et titube jusqu'aux toilettes.
"Tout est là dans des proportions normales" pense-t-il à voix haute en soupesant ses testicules.
Heureux et soulagés il sifflote joyeusement en urinant debout et s’arrête un instant pour profiter du chants harmonieux des oiseaux troublés par celui de ses enfants chahutant dans la maison.
Il se dirige vers la cuisine, caresse la tête de ses enfants, embrasse sa femme et s'installe à table pour partager son petit déjeuner en famille.